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# Posté le lundi 07 avril 2008 16:47

Al Qalasadi, l'annonceur de l'algèbre moderne

D'origine berbère, Al Qalasadi (né à Bastah en 1412 Espagne et mort en 1486 à Béjaya, Tunisie) avait été élevé à Bastah au nord-est de la ville de Grenada. Al Qalasadi avait commencé son éducation à Bastah, en apprenant le Coran et en étudiant la science. Il s'était déplacé au sud, loin des zones de la guerre, à Grenada où il avait continué ses études, particulièrement en philosophie, en science et en législation musulmane. Al Qalasadi avait choisi de rester dans le monde islamique et avait quitté Grenada, il voyageait beaucoup.
En pa
rticulier, il avait passé beaucoup de temps en Afrique du Nord, vivant dans les pays islamiques qui avaient supporté l'Andalousie, politiquement et militairement dans sa résistance aux attaques chrétiennes. Il avait passé quelques temps à Tunis et à Tlemcen (au nord-ouest de l'Algérie, proche de la frontière marocaine) où il avait étudié sous l'égide de ses professeurs l'arithmétique et ses applications. Par la suite, Al Qalasadi était allé en Egypte. Finalement, Al Qalasadi avait atteint la Mecque, le but de son pèlerinage, puis retourna à Grenada. Si les travaux de cet algébriste ne sont pas véritablement novateurs, sa symbolique, usant de lettres pour désigner la racine carrée, l'égalité ou encore l'inconnue dans une équation, annonce les algébristes «modernes». L'inconnue dans une équation est appelée la chose: (approximativement: «chaÿ»). Cette appellation sera reprise par Riese et fut nommée la cosa en italien et notée R (du latin res = chose). Al Qalasadi utilisait la première lettre de ce mot arabe «Chaÿ».
Al Qalasa
di a écrit plusieurs livres sur l'arithmétique et un sur l'algèbre. Son important traité était al-Tabsira fi'lm al-hisab (éclaircissement de la science de l'arithmétique). C'était un texte difficile qui avait de l'ampleur suivant l'exemple de Ibn Al Banna. Al Qalasadi l'avait suivi en écrivant une version plus simple qu'il avait appelée le Dévoilement de la science de l'arithmétique. Même s'il l'avait considérée trop difficile pour être utilisée dans l'enseignement, il avait écrit une troisième version: le Dévoilement des secrets de l'usage des lettres tumultes. Le titre de ce travail a besoin de quelques explications. Les premières méthodes de calcul avec les chiffres hindous impliquent l'utilisation d'un tableau en marne. Un tableau a été utilisé parce que les méthodes exigeaient le mouvement des nombres dans le calcul et l'effacement de quelques nombres. Le tableau ainsi utilisé était l'équivalent du tableau noir utilisé de nos jours, avec la craie et une brosse. Cependant, Al Ouqlidissi, au 10ème siècle, avait montré comment modifier des techniques arithmétiques, donc un stylo et un papier peuvent être utilisés au lieu de la marne. Dans ces textes arithmétiques, Al Qalasadi avait calculé la somme des n2, la somme des n3 et avait utilisé la méthode d'approximation successive pour déterminer des racines carrées.
# Posté le mercredi 10 octobre 2007 08:44

La Miséricorde

Selon Abou Hourayra, l'Envo de Dieu a dit: «Lorsque Allah eut terminé l'½uvre de la Création, II écrivit sur Son Livre, qui se trouve par-devers Lui, au-dessus du Trône: «Certes, Ma miséricorde l'emporte sur Ma colère!»
Touj
ours selon la même source, l'Envoyé de Dieu a dit : « Allah a fait que la miséricorde soit formée de cent parties dont Il garda quatre-vingt-dix-neuf par-devers Lui, et envoya une seule partie sur la terre. C'est grâce à cette partie que tous les êtres sont animés d'un sentiment de bonté les uns envers les autres si bien que la bête de somme écarte son sabot de son petit dans la crainte de le blesser».
Omar
ibn Al-khattâb a dit: «On amena au Prophète des captifs de guerre parmi lesquels se trouvait une femme en train de chercher un nourrisson captif. Quand elle le trouva, elle le pressa contre sa poitrine et l'allaita. Alors le Prophète nous dit: «Pensez-vous que cette femme pourra jeter son enfant dans le Feu?». - «Non, répondîmes-nous, elle ne l'y jettera certainement jamais tant qu'elle aura le pouvoir de ne pas l'y jeter». Le Prophète dit alors: «Certes Allah est encore plus Miséricordieux envers Ses Serviteurs que cette femme envers son enfant»».
«
Demande le pardon de Dieu. Il est constamment Absoluteur et Miséricordieux «. (Coran IV, 106)
Selon Ibn Abbâs, le Messager de Dieu a dit : « Celui qui demande assidûment à Dieu de l'absoudre. Dieu lui ménage une issue pour chaque situation étroite, lui apporte la solution de tout ce qui le préoccupe et lui donne sa subsistance d'où il ne s'attendait pas».
(Abou Dawoud
)
# Posté le lundi 08 octobre 2007 09:39

Hadiths

Selon Omar, le Messager de Dieu observait une retraite durant les dix derniers jours de Ramadan.
Selon Aicha , le Prophète observait une retraite spirituelle durant les dix derniers jours de Ramadan et ce jusqu'à ce que Dieu exalté reprît son âme. Puis ses épouses en firent autant après lui.
Selon Abou Hourayra, le Prophète observait une retraite de contemplation durant dix jours de chaque mois de Ramadan. Dans l'année où il devait mourir, il l'observa durant vingt jours.

(Rapporté par Al Boukhâri)
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# Posté le lundi 08 octobre 2007 09:38

Al Biruni, le calculateur du rayon de la Terre

Abu Raihan Al Biruni (né le 15 septembre 973 - mort le 13 décembre 1048) était un mathématicien perse, un astronome, un physicien, un érudit, un encyclopédiste, un philosophe, un astrologue, un voyageur, un historien, un pharmacologue et un précepteur, originaire d'Asie centrale, il contribua grandement aux domaines des mathématiques, philosophie, médecine et des sciences. Il est né dans un faubourg de Kath, au Khwarezm, actuellement en Ouzbékistan, près de l'actuelle Ourguentch. Son nom vient du persan birun: extérieur, faubourg (de Kath). Son village a été renommé Biruni d'après lui. Il étudia les mathématiques et l'astronomie sous Abu Nasr Mansur b.'Aly b.'Iraq al Djilani. Il fut un collègue du philosophe et médecin Ibn Sina, l'historien, philosophe et éthiciste Ibn Miskawayh, dans une université et un établissement de science établi par le prince Abu Al Abbas Ma'mun Khawarazmshah. Il voyagea aussi en Inde avec Mahmûd de Ghaznî et l'accompagna dans sa campagne, apprenant la langue, étudiant leur religion et leur philosophie puis il écrivit un livre sur ses découvertes.
Il connut aussi le grec, et probablement
le syriaque et le berbère. Il écrivait ses livres en persan (sa langue natale) et en arabe. Dans la préface de son traité sur les drogues, il parle d'un Grec avec qui il identifie les plantes, médicinales et autres, en lui demandant leur nom dans sa langue. Il semble avoir très vite connu et parlé plusieurs langues: le sogdien, l'arabe, le turc, le persan, le syriaque, l'hébreu et le grec. Plus tard, il apprit le sanscrit et divers dialectes de l'Inde.
En même temps, sa
curiosité portait sur l'ensemble de la terre habitée (al-ma'mura, l'½coumène). En 995, Biruni effectue des mesures astronomiques dans le sud du Khwarizm, sur la rive gauche de l'Amu Daria, avec des instruments dont l'importance semble prouver qu'il travaillait dans un observatoire officiel. Il se rend auprès du sultan samanide Mansur II b. Nuh (997-999), qu'il avait loué comme son premier bienfaiteur. Mais des troubles ont lieu dans le pays: le prince de Gurgandj, Ma'mun b. Muhammad, renverse l'ancienne dynastie et prend le titre de Khwarizmshah. Biruni quitte alors son pays.
C'est à ce moment sans doute qu
'il fait un bref séjour à Rayy, où vraisemblablement il étudie les ½uvres d'Abu Bakr Muhammad b. Zakariyya al-Razi (Rhazès), dont il compose la bibliographie. Puis il se rend à Djurdjan, à la cour du ziyaride Qabus b. Washmgir, dont la puissance s'était affermie dans ce pays en 998.
C'était là un centre où se réunis
saient de nombreux savants. Biruni entretint des relations avec ce prince jusqu'à son retour dans sa patrie et qui devait se situer avant le renversement de Qabus (1012). Ses principales performances, c'est qu'à l'age de 17 ans, il calcula la latitude de Kath, au Khwarezm, utilisant l'altitude maximum du soleil; à 22 ans, il a écrit plusieurs ouvrages courts, incluant une étude sur les projections de cartes, «Cartographie», qui inclut une méthodologie pour projeter unmisphère sur un plan; à 27 ans, il a écrit un livre appelé «Chronologie» qui fait référence à un autre ouvrage qu'il a complété (maintenant perdu) et qui incluait plusieurs ouvrages dont un livre à propos de l'astrolabe, un à propos du système décimal, quatre à propos de l'astrologie, et deux à propos de l'histoire.

Il calcula le rayon de la Terre à 6.339,6 km (ce résultat fut utilisé en occident au XVIème siècle).
# Posté le dimanche 07 octobre 2007 20:43